Lecornu au gouvernement : Pour Les Républicains de l’Eure, l’hémorragie continue.

Tribune de Timothée Houssin, secrétaire départemental du FN 27, conseiller régional de Normandie.

 

Le Président LR du département de l’Eure, Sébastien Lecornu, a été nommé hier secrétaire d’état dans le gouvernement Philippe 2. En quelques semaines, les Républicains de l’Eure ont perdu leur président et leur secrétaire départemental au profit du camp Macron.

Pour le remplacer à la tête de notre département, un nom est évoqué, celui d’Alexandre Rassaert un très proche de……Bruno Le Maire et Sébastien Lecornu……

Le même jour,  une quarantaine de députés (25% des nouveaux députés LR/UDI) ont formé un groupe d’élus de droite « constructifs » souhaitant collaborer avec Macron.

Dix jours après avoir vu l’ensemble de leurs candidats aux législatives éliminés dès le premier tour dans l’Eure, Les Républicains 27 n’ont plus de leader et sont en difficulté au département. Autour de qui peuvent-ils se reconstruire ? Guy Lefrand, le maire LR d’Evreux qui aux législatives soutenait Bruno Le Maire face à la candidate LR issue de son propre conseil municipal? François-Xavier Priollaud, le maire de Louviers, qui a demandé l’investiture En Marche avant de se résigner à être candidat LR/UDI aux législatives ?

La situation locale et nationale démontre les accointances entre nombres d’élus locaux de la droite et la « République en Marche ». Dans l’Eure comme partout en France, une seule opposition à ce nouveau gouvernement continue à exister, le Front National ! Gageons que nombre de sympathisants de la droite Euroise, trahis par leurs leaders, nous rejoindront bientôt comme ils l’ont massivement fait lors du second tour des élections présidentielles et législatives.

Nos 8 députés à l’Assemblée Nationale

Marine Le Pen, 48 ans, présidente du Front National est élue députée du Pas de Calais (11° circonscription). Elle était arrivée largement en tête au premier tour avec 46% des voix. Au second tour, elle récolte plus de 58% des voix sur la circonscription et plus de 66% sur la ville d’Hénin-Beaumont.

 

Louis Aliot, 47 ans, vice président du Front National, avocat de formation est élu sur la 2° circonscription des Pyrénées-Orientales.

 

Gilbert Collard, avocat de renom, est réélu sur sa circonscription (2° du Gard), cette fois en duel. Son travail local et sa notoriété nationale lui ont permis de l’emporter dans une circonscription où la victoire en duel s’annonçait difficile.

L’ancien conseiller de Marine Le Pen, Bruno Bilde, 40 ans, est élu avec 55% des voix sur la 12° circonscription du Pas-de-Calais. Cet ancien juriste d’entreprise est également adjoint au maire d’Hénin-Beaumont.

Sébastien Chenu, ancien cadre de l’UMP, est élu à 44 ans avec 55% des voix dans la 19° circonscription du Nord, autre circonscription du bassin minier.

Ludovic Pajot, 23 ans, sera le benjamin de l’Assemblée Nationale, ce conseiller municipal de Béthune et conseiller régional des Hauts-de-France est élu dans la 10° circonscription du Pas-de-Calais.

Ancien militant communiste, José Evrard, 71 ans est élu de la 3° circonscription du Pas-de-Calais.

Emmanuelle Ménard, 53 ans, ancienne dirigeante du site boulevard-voltaire.fr et épouse de Robert Ménard est élue députée de la 6° circonscription de l’Hérault (Béziers).

 

 

En Normandie, des résultats historiques pour le Front National !

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Président du groupe FN au Conseil régional de Normandie Député français au Parlement européen

Malgré les commentaires médiatiques ayant évoqué un échec illusoire, les résultats des candidats du Front National présents au second tour des élections législatives en Normandie marquent une nouvelle évolution majeure dans notre région.

La présence de neuf candidats FN au second tour de ce scrutin en Normandie constituait déjà une progression exceptionnelle puisqu’il n’y en avait qu’un en 2012. Avec des scores multipliés par deux entre les deux tours et avoisinant les 40% de moyenne, les candidats du Front National ont su remobiliser un électorat soucieux de ne pas signer un chèque en blanc à une Assemblée acquise à Macron.

Je tiens à féliciter nos candidats et à remercier sincèrement les électeurs qui leur ont fait confiance pour défendre la France et les Français.

Si ces résultats ne permettent à aucun d’entre eux d’être élus, ils continueront d’incarner avec détermination sur leurs territoires une opposition ferme et résolue face aux politiques délétères que continuent de mener la droite et la gauche dont Emmanuel Macron est aujourd’hui la synthèse la plus néfaste.

1° tour des législatives: Les candidats du FN 27 reçus 5/5

Tribune de Timothée Houssin, secrétaire départemental du FN 27, conseiller régional de Normandie

Ce Dimanche, l’ensemble des candidats Front National de l’Eure se sont qualifiés pour le second tour des élections législatives. Les électeurs Eurois ont reconnu les candidats de notre mouvement comme les seuls opposants à Emmanuel Macron et sa politique. Ce résultat confirme par ailleurs l’ancrage local du Front National.

Ce qu’il reste de la droite locale, déjà largement ralliée officiellement à Macron, s’est fortement compromis dans sa proximité avec En Marche. Sébastien Lecornu président LR du département était présent aux meetings de Le Maire, François Xavier Priollaud a demandé l’investiture En Marche pour finalement être candidat UDI. Cette pseudo opposition a été lourdemment sanctionnée par les électeurs eurois qui, selon les circonscriptions, placent les candidats LR-UDI entre 4 et 15 points derrière ceux du FN.

La faible mobilisation des électeurs au premier tour et l’élimination des candidats de la droite nous offre un fort potentiel de progression au second tour. Nous devons mobiliser les électeurs patriotes qui se sont abstenus au premier tour et les électeurs de droite avec lesquels nous partageons de nombreuses valeurs (opposition à Macron, défense de notre souveraineté, lutte contre l’immigration massive, défense de notre ruralité et des petites entreprises…). Ensemble nous devons constituer une opposition résolue et constructive au nouveau gouvernement et faire entrer des députés FN Eurois à l’assemblée.

Nos candidats représentent au second tour une France qui ne se résigne pas à laisser les pleins pouvoir à Macron,  je vous invite sur le terrain à leur apporter votre soutien.

Législatives dans l’Eure. L’analyse par circonscription du Paris-Normandie

Le journal Paris-Normandie a analysé pour chaque circonscription le contexte et les enjeux électoraux à quelques jours du 1° tour.

L’analyse de chaque circonscription est à retrouver sur leur site:

Circo #2701: Non paru

Circo #2702: http://www.paris-normandie.fr/region/legislatives-circo2702–vers-un-triangulaire-qui-laissera-des-traces-DL9850498

Circo #2703: http://www.paris-normandie.fr/region/legislatives-circo2703–vers-une-division-mortelle-a-droite-XI9921725

Circo #2704: http://www.paris-normandie.fr/ouverture/legislatives-circo2704–les-cartes-sont-rebattues-MN9870871

Circo #2705: http://www.paris-normandie.fr/actualites/politique/zoom-sur-le-territoire-morcele-de-la-5e-circonscription-de-l-eure-DX9808115

 

LR strapontin d’En Marche

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Le parti Les Républicains a appelé à voter Macron dès le soir du premier tour de l’élection présidentielle puis a fourni le Premier ministre et d’importants ministres au gouvernement Macron. Ce sont ensuite de nombreux hauts responsables du même parti qui ont demandé un accord de gouvernement avec la majorité présidentielle au lendemain des élections législatives.

Voici qu’aujourd’hui M. Baroin, après M. Boyer, demande à ce que les candidats Les Républicains se désistent systématiquement au profit des candidats de la République en marche en cas de victoire possible pour le Front National. Ils vont plus loin encore, en demandant au parti de M. Macron de faire de même.

En abandonnant ainsi le « ni-ni » pour une stratégie visant à faire élire le maximum de députés du parti En Marche, M. Baroin apporte une énième confirmation de ce que nous répétons depuis des semaines : LR n’est pas un parti d’opposition à M. Macron, c’est un strapontin à la majorité présidentielle. Il est évident que toute voix apportée à un candidat LR est une voix de perdue pour qui souhaiterait s’opposer à la désastreuse politique que M. Macron s’apprête à infliger à la France.

Immigration massive, communautarisme, dérégulation sociale, casse du droit du travail, soumission à la mondialisation sauvage et à Bruxelles sont des objectifs pleinement partagés par MM. Macron et Baroin. Il est donc logique que se mette en place cette véritable alliance électorale entre leurs deux partis.

Nous appelons tous les électeurs qui refusent que le système prenne ainsi en otage la vie démocratique et qui veulent défendre la France à glisser dans l’urne le seul bulletin d’opposition véritable, le bulletin Front National.

Paris Normandie: Vincent Taillieu, de la finance au Front National

Chef d’entreprise et ancien trader à la Société générale, Vincent Taillieu, conseiller municipal aux Andelys, portera les couleurs du Front national dans la 5e circonscription de l’Eure.

D’allure austère en conseil municipal, Vincent Taillieu dégage une tout autre impression lorsqu’il sort de son rôle d’opposant politique aux Andelys. Humeur badine, un sourire se dessine même sur son visage. Peu connu dans la 5e circonscription de l’Eure, le chef d’entreprise portera les couleurs du Front national (FN) lors des élections législatives des 11 et 18 juin.

Le quadragénaire pourra s’appuyer sur le solide travail de fond effectué depuis une dizaine d’années par Christophe Delacour, son suppléant. Car Vincent Taillieu parcourt depuis quatre ans seulement ces terres euroises. « Étant depuis longtemps passionné par le débat public, j’ai souhaité m’engager concrètement en politique. Et quoi de mieux comme ancrage que de retourner sur les terres paternelles, explique Vincent Taillieu. Mon père est né dans une ferme à Heubécourt-Haricourt où sa famille est arrivée pendant la guerre de 1914. Je me souviens encore de ces vacances passées dans les bottes de paille… » Le décor est planté.

Racines ancrées dans la campagne euroise, le chef d’entreprise installé dans le Val d’Oise contacte alors Christophe Delacour, responsable de la section andelysienne du Front national, à l’été 2013. Les élections municipales se profilent à l’horizon. « Je n’avais aucun objectif en tête, assure pourtant Vincent Taillieu. Je voulais simplement prendre contact. » L’homme s’avoue alors très surpris et touché par « ces gens avec le cœur sur la main, d’horizon divers ».

Témoin dans le procès Kerviel

Quelques semaines après leur rencontre, Christophe Delacour lui propose d’être numéro 3 sur la liste qu’il conduira aux municipales des Andelys. C’est à ce moment-là qu’il choisit d’utiliser son second prénom (il s’appelle Benoît dans la vie courante, Ndlr) « pour, tout simplement, cloisonner ma vie professionnelle et mon engagement ».

La politique apparaît alors comme un nouveau terrain de jeu pour Vincent Taillieu. D’après son propre aveu, ce père de cinq enfants se lasse, en effet, assez vite et a constamment besoin de nouveaux défis. La politique lui apporterait-elle aujourd’hui l’adrénaline longtemps ressentie dans les salles de marché financier ?

Car avant de créer sa petite entreprise spécialisée dans la rénovation intérieure en 2006, Vincent Taillieu a été trader à la Société générale pendant sept ans. Le temps, notamment, de créer le desk Delta One où a été employé un certain… Jérôme Kerviel. Le candidat du FN a même témoigné à son procès en octobre 2011 pour expliquer que « la hiérarchie directe ne pouvait pas ignorer totalement les activités de Jérôme Kerviel ».

Pour Vincent Taillieu, ce passage par le monde de la finance, tant décrié par son parti, n’est pas incompatible avec son engagement. « Au contraire, cela m’a permis de découvrir l’envers du décor. Les connaissances acquises me permettront de défendre encore mieux nos idées. » Il en a d’ailleurs fait la démonstration lors du débat d’orientations budgétaires des Andelys, où sa maîtrise du sujet a impressionné. « Je n’ai pas honte de dire que le monde de la finance me fascinait. Je voulais gagner de l’argent et faire carrière. C’était un métier comme un autre. »

Seulement voilà, Vincent Taillieu, « enfermé avec toujours les mêmes personnes, à poursuivre les mêmes projets », s’ennuie. « Faire partie d’un monde où on arrive chaque matin avec son petit badge et son attaché-case, cela devient vite lassant. J’ai eu l’impression de passer à côté de la vie. » L’authenticité du territoire rural de la 5e circonscription de l’Eure doit effectivement changer du monde aseptisé de la Défense…

Après avoir été candidat aux élections départementales en 2015, Vincent Taillieu franchit donc un nouveau palier et se lance « dans l’inconnu. Je ne fais pas de politique pour faire carrière. Seul compte l’engagement. Depuis quarante ans, les gouvernements successifs nous ont conduits dans le mur. Nous pouvons porter une autre voix. »

S’il est élu, cet amateur de Michel Onfray l’assure : il ne sera pas là pour couper des rubans et déposer des gerbes de fleurs. « La politique n’est pas un métier mais bien une mission. Je m’y consacrerai pleinement pour faire enfin avancer les choses concrètement. Et ce pendant cinq ans, ni plus, ni moins. »

Source: http://www.paris-normandie.fr