Ouragan Irma Après la désolation, les exactions. Que fait le ministre de l’intérieur?

Alors que le cyclone Irma à fait d’innombrable dégâts, personne au gouvernement ou dans nos grands médias d’information (BFM, LCI, Cnews, France Télévision, etc.) ne s’attarde sur les victimes. Pis encore, le nombre de personnes décédés semble volontairement être ramené à la baisse.
De nombreux témoignages nous reviennent par les réseaux sociaux faisant état de plusieurs centaines de morts chaque jours ramenés par la mer. Pour l’heure il nous faut être réservé sur ces annonces.
Toutefois, une chose est certaine, les pillages, les exactions, les violences sont légions. Il est presque impossible de se mettre en sécurité lorsque l’on apprend qu’à l’occasion de l’ouragan, 250 détenus de la prison de Saint Martin se sont évadés (source : FranceInfo).

Les effets d’annonces où le gouvernement prévoit l’arrivée de 250 gendarmes pour lundi -pas avant -ne sont pas là pour rassurer les victimes de la double peine climatique et délinquante. 250 est-ce suffisant?
Lorsque l’on voit l’état de détresse de nos compatriotes qui loin de l’image d’Épinal ne sont pas tous riches, s’entendent dire par les gendarmes sur place : « Assurez votre sécurité vous-même comme vous le pouvez. Si vous avez des armes utilisez les », il est permis de s’interroger sur les gesticulations politiques de la métropole, la langue de bois employée dans les médias qui nous gavent de leurs images de vents violents et de vagues déferlantes. Ce ne sont pas ces images qui devraient être montrées mais plutôt la détresse de nos compatriotes face à de telles violences.

« C’est la mort ici. On est enfermé dans la résidence, plus de logement, ça pue la pisse, la merde, l’horreur. On ne peut pas sortir dehors : coups de feu, coups de machette. Heureusement dans la résidence on est solidaire, mais on commence à devenir dingue ».
« À Saint-Martin, ce n’est plus la force de la nature, mais la loi du plus fort. Mon père ne peut plus sortir, car dans les rues, les gens se baladent avec des armes et tirent sur la population pour récupérer des biens et des denrées alimentaires. Il dit également qu’il y a énormément de morts et non pas 8, puis 4. »
(Source Ouest France)

Voilà le genre de témoignages que nous n’entendons quasiment pas.
Tout cela sans compter les relents racistes qui donnent l’image du blanc riche oppresseur face à la population noire démunie. A l’image d’un témoignage nous étant parvenu via ladepeche.fr nous faisant part de gangs qui défoncent les portent des habitations encore existantes en hurlant « dehors les blancs ».

D’ailleurs même si nous avons pu voir la ministre de l’outre-mer, Annick Girardin, rapportant elle aussi les pillages et les violences, nous n’avons à aucun instant vu ou entendu le ministre de l’intérieur, Gerard Collomb, s’exprimer. Que fait-il? Où est-il?
Peut-être est-il trop occupé à se séparer du pouvoir régalien de verbalisation en le déléguant au privé ?

Quelle ironie lorsque l’on sait que Saint Martin est le saint patron des policiers et gendarmes!

La Normandie, première victime de la privatisation des contrôles radars

Communiqué de Timothée Houssin, secrétaire départemental du FN 27, conseiller régional de Normandie

Gérard Colomb a confirmé ce week-end que la Normandie serait la première région à expérimenter le nouveau système de radars embarqués, externalisé à des prestataires privés, voulu par le gouvernement.

Cette mesure consiste à privatiser une fonction régalienne et à considérer les contrôles routiers sous l’angle d’une activité lucrative et non sous celui de la sécurité routière. Les associations de défense des automobilistes prévoyant la multiplication par 8 du nombre de procès-verbaux. Si le gouvernement annonce pour le moment que les sociétés n’auront pas d’objectifs chiffrés en termes de verbalisation, le but reste d’utiliser de façon intensive des véhicules de contrôle embarqué actuellement délaissés par les services de police.

Cette décision témoigne également de l’incapacité de nos forces de l’ordre à gérer l’ensemble de leurs missions à cause du manque de moyens et des fortes réductions d’effectifs.

Le Front National s’oppose à ce recul de l’Etat et défend les droits des automobilistes face à une logique de rentabilisation des contrôles routiers et de traque permanente des conducteurs. Il demande par ailleurs le recrutement de 15 000 policiers et gendarmes supplémentaires et le recentrage de leurs missions en les libérant de tâches indues et administratives

Un parti peu recommandable

Le mouvement La République En Marche est-il un parti recommandable?

Nous sommes en droit de nous poser cette question puisque, outre l’aspect politique sur lequel nous serons tous d’accord pour dire qu’il est destructeur de notre souveraineté, de notre cohésion nationale et de notre économie au profit de la grande finance, il est aussi le parti des affaires mais maintenant aussi des violences faites aux personnes.

En effet, depuis le jour de l’élection d’Emmanuel Macron pas une semaine ne révèle une nouvelle affaire. Avec un François Bayrou qui lors de la campagne jurait ses grands saints qu’il était irréprochable alors même que nous savions (grâce à l’excellent travail de Sophie Montel) que lui mais aussi, Marielle De Sarnez et Sylvie Goulard avaient fait usage d’attachés parlementaires fictifs à l’occasion de leur députation européenne. Fait qui nous a été reproché et pour lesquels un juge d’instruction avait été nommé. Toutefois la différence entre notre mouvement et les caciques du MODEM est d’importance. Nos attachés parlementaires exécutaient un réel travail au parlement européen. Ils étaient vu et connu de tous. A l’inverse, ceux du MODEM n’ont presque jamais été vu. Cela avait conduit à la démission presque immédiate de François Bayrou (rédacteur de la loi de moralisation de la vie publique – quelle ironie -) et consort cocufié sans s’en rendre compte. Tout cela par un effet de billard à trois bandes qu’il n’a pas vu venir et orchestré tel machiaviel par Emmanuel Macron.

Puis ce fut au tours de Richard Ferrand qui sous couvert d’appels d’offres pour la mutuelle qu’il dirigeait, se serait illégalement enrichi (lui ou son épouse) au travers d’une SCI fraichement créée pour l’occasion. Dans le monde réel on appelle cela de l’escroquerie.

Le 1er ministre Edouard Philippe  a été directeur des affaires publiques d’Areva de 2007 à 2010. Suite à l’achat en 2008 d’une mine d’uranium (UraMin) au Niger, considéré par certain comme un véritable pillage, à perdu la coquette sommes de presque 3 milliards d’Euros.  A cette occasion il a d’ailleurs  été en contact rapprochés avec Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée Nationale. On notera d’ailleurs que, de 2007 à 2010, M. Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre mais, aussi, que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) lui a infligé un blâme pour avoir refusé de fournir des informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi. A peine assis dans le fauteuil de maire du Havre (aimablement offert par son prédécesseur qui a démissionné en cours de mandat !), Edouard Philippe a offert un pont d’or… à son ancien employeur Areva, pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore, projet finalement abandonné piteusement en septembre 2016 :
il serait intéressant d’enquêter pour voir ce que la sympathie d’Edouard Philippe pour Areva a finalement coûté aux citoyens-contribuables…

Mais voilà qu’aujourd’hui ce sont les députés LREM qui font parlé d’eux, et ils sont nombreux. On peut citer pèle-mèle quelques exemples et hélas la liste n’est pas exhaustive. Ainsi:

– Entre deux diarrhées verbales de Claire O’Petit – députée de la 5ème circonscription de l’Eure –  on a appris qu’elle aurait été condamnée en 2016 par le tribunal de commerce de Bobigny à cinq ans d’interdiction de diriger toute entreprise commerciale ou artisanale après la liquidation judiciaire de son entreprise alors même qu’elle a été décoré de l’ordre national du mérite pour son association de défense des commerces de proximité. Sa condamnation porte notamment sur une « faute de gestion » d’après la radio RTL.
Laëtitia Avia – députée de la 8ème circonscription de Paris – , citée en exemple par le Premier ministre lors de son discours à l’Assemblée nationale, aurait pour une course d’un montant de 12 euros, mordu l’épaule le chauffeur de taxi qui lui réclamait.
– Olivier Serva – député de Guadeloupe – qui pour lui « être tolérant, ce n’est pas accepter l’intolérable. » considère que l’homosexualité est une abomination.
M’Jid Le Guerrab – député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger (Maghreb et Afrique de l’Ouest) – a porté deux violents coups de casque de scooter à Boris Faure, premier secrétaire de la fédération PS des Français de l’Étranger. Ce dernier est aujourd’hui en soin intensif.

Le point commun de toutes ces affaires c’est qu’absolument aucun d’eux ne soient réellement inquiétés par la justice. Imaginez instant que se puissent être des responsables politiques de notre mouvement. Les cris d’orfraies, les insultes, les mots cruels se seraient multipliés et nous aurions immédiatement été jeté entre les griffes des médias qui n’attendent que cela.

Alors ce parti qui prône le « vivre ensemble » devrait déjà savoir ce qu’est le « vivre avec ». Il comprendrait ainsi que l’on ne fait pas ce que l’on veut comme l’on veut et que les règles s’appliquent à tous sans aucunes exceptions.
La République En Marche n’est décidément pas un parti recommandable mais qui hélas bénéficie du pardon judiciaire et médiatique que tant souhaiteraient mais n’aurons jamais.