Contourner Rouen : Débat à vif (Article de Paris-Normandie)

Territoire. Le financement de la liaison A28/A13 (contournement Est de Rouen) a fait l’objet d’un débat lundi à Caen entre les élus de la Région Normandie.

Face au retrait du département de l’Eure et de la Communauté d’agglomération Seine-Eure du financement de l’infrastructure, la Région Normandie, la métropole Rouen Normandie et le conseil départemental de Seine-Maritime ont proposé de prendre à leur charge la part publique, soit 157 M€ pour la Région, 66 M€ pour la métropole Rouen Normandie, et 22 M€ pour le département de Seine-Maritime.

Lundi à Caen, les élus ont acté le soutien de la Région au contournement : ceux de la majorité et du groupe des « Normands, socialiste, radical et citoyen » en l’occurrence, mais pas ceux du groupe Normandie Écologie EELV qui ont voté contre, le groupe Normandie Bleu Marine s’abstenant pour sa part. « Les Normands vont payer plein pot la construction de cette autoroute, le péage pour l’utiliser et ensuite le déficit d’exploitation, dénonce Timothée Houssin (FN). Les Eurois seront victimes de son tracé, mais nous pensons aussi aux habitants de l’agglomération rouennaise pris en otage… Oui à un contournement Est mais non à ce tracé et à son financement ».

Extrait d’article issu du journal Paris-Normandie du 18/10/17  Lire la suite sur le site de Paris-Normandie

A peine nommé, le nouveau responsable départemental LR 27 voit l’avenir « macron-compatible »

Communiqué de presse Timothée Houssin
Secrétaire départemental du FN 27, Conseiller régional de Normandie

Depuis les présidentielles, on savait la fédération LR de l’Eure en difficulté du fait de la proximité officielle ou officieuse de nombreux élus avec LREM et le gouvernement.

Sébastien Lecornu, secrétaire départemental LR  et président du conseil départemental jusqu’à ce qu’il rejoigne le gouvernement en était l’exemple criant.

Face à cette situation, la nomination d’un nouveau responsable départemental et la clarification des liens entre LR 27 et les macronistes étaient attendues.

Alexandre Rassaert, nommé cette semaine est très clair dans son interview réalisée par Paris Normandie, pour lui « L’avenir ce sont des personnes Macron-compatibles ».

Les Républicains de l’Eure restent donc dans la complicité avec le gouvernement qui met en place la politique voulue par nombre d’élus de centre droit. Pour ceux qui veulent combattre cette politique, une chose est sûre, l’avenir n’est pas chez Les Républicains.

Le FN 27 s’oppose à la baisse des dotations aux collectivités locales et à la grève des services municipaux.

Communiqué de Timothée Houssin

Secrétaire départemental du FN27, Conseiller régional de Normandie

La ville d’Evreux organise demain par le biais de son maire une grève des services publics de la commune afin de protester contre la suppression de la taxe d’habitation et la baisse des dotations aux collectivités locales.

Le Front National est également opposé à cette mesure voulue par le gouvernement. Cette modification frappe de façon arbitraire les communes quelque soit leur gestion, elle n’entrainera pas d’économies pour le contribuable qui voit notamment la CSG augmenter, frappe les mairies rurales déjà dépossédées de nombreuses fonctions et mettra certaines collectivités en grande difficultés.

Le Front National rappelle son attachement au triptyque commune-département-état attaqué perpétuellement au profit d’une organisation métropole-région-Europe.

Il regrette cependant l’action de monsieur Lefranc qui prend en otage les citoyens, déjà premières victimes des baisses des dotations. Il s’interroge également sur la tentative de récupération de cet élu qui aux présidentielles et aux législatives a soutenu sans réserve Emmanuel Macron et ses candidats aux législatives. Il rappelle que la famille politique de monsieur Lefranc est également responsable de nombreux gaspillages entrainant l’endettement de la France, notamment au conseil régional (Normandie pour la paix, monnaie Normande, subventions abusives…)

Le Front National considère qu’aux vues de la loi de finance 2018, le gouvernement pourrait trouver d’autre piste d’économies que les collectivités locales, le budget dédié à l’U.E allant augmenter de 5 milliards en 2 ans, celui de la prise en charge des migrants de 300 millions.

Ecologie automobile: La pédagogie punitive

A n’en pas douter nos concitoyens de Normandie et plus particulièrement de l’Eure vont souffrir des nouvelles mesures décidées par le gouverment. N’oublions pas que beaucoup d’Eurois sont contraint de se servir de leur automobile tant l’offre de transport en commun est pauvre dans le département.
Pourtant, c’est à la lecture de projet de la loi de finance 2018 que nous avons pu découvrir une hausse de 10% du diesel. Le diesel étant le premier carburant des Français puisque jusqu’en 2012 l’état en faisait la promotion par des mesures incitatives.
En effet, Christophe Castaner, porte parole du gouvernement, a confirmé une hausse d’environ 7,6 centimes par litre de diesel.
Cette mesure aurait pour but de favoriser l’achat de véhicules aux motorisations essence moins polluants puisque ne dégageant pas de particules fines (NOx) mais aussi les véhicules hybrides ou électriques.

En parallèle, les barèmes des bonus/malus automobiles sont tombés et ils sont loin de faire l’unanimité.
Et pour cause:
Malgré les scandales touchant le diesel, oxydes d’azote et particules fines ne sont toujours pas pris en compte. De fait, les véhicules diesel se retrouvent moins taxés à l’achat que les essence.
– Pour le bonus, l’aide de 6.000€ accordée pour l’achat d’un véhicule électrique neuf est maintenue « malgré l’augmentation de la dépense que cela représente, le nombre de véhicules achetés augmentant régulièrement », dixit le ministère de la Transition écologique et solidaire. Les hybrides rechargeables perdent leur bonus de 1.000€.
– Pour le malus, le seuil d’émissions de CO2 à partir duquel un véhicule est taxé passe de 127g/km à 120g/km avec le même montant plancher de 50€. Le barème évolue toujours gramme par gramme, ce qui signifie que les tranches actuellement concernées voient le montant de leur taxe augmenter considérablement.
Par exemple, pour 129g/km, le malus passe de 60€ à 253€, soit 322% d’augmentation ! La somme dépasse les 1.000€ dès 140g/km avec 1.050€, contre 473€ actuellement. Le montant maximum passe de 10.000€ à 10.500€ et s’applique à partir de 185g/km contre 191g/km en 2017. Le gouvernement justifie aussi cette hausse par la baisse moins rapide des émissions moyennes de CO2 des véhicules neufs vendus en France depuis 2015, voire une légère hausse en 2017, avec une stagnation autour de 110g/km. L’objectif européen est d’atteindre 95g/km en 2020.
Il existe plusieurs inconvénients à ces mesures punitives à commencer par leur incohérence.

– Il aurait été plus logique (pour ne pas dire plus intelligent) de baisser le prix de l’essence afin de le ramener sous la barre de celui du diesel incitant de facto à privilégier un carburant plutôt qu’un autre.
– Ensuite les incohérences entre la volonté d’exclure le diesel tout en omettant de l’inclure dans le barème du bonus/malus est incompréhensible et illisible aux yeux des Français.
– De plus, ces mesures auraient pu être partiellement comprises si il y avait eu une démarche globale autour de la mobilité. Il aurait ainsi été judicieux d’abaisser le coût des transport en commun. A l’inverse nous ne constatons que des augmentations. Au même titre, il aurait fallu multiplier les offres permettant à nos compatriotes de se déplacer plus aisément.
– N’oublions pas aussi que l’électrique n’est pas sans conséquence écologique. En effet, ce n’est que par le biais de nos centrales nucléaires que cette énergie est produite. Et quid du recyclage des batteries en fin de vie composées principalement de terres rares.
– Enfin, il est permis de constater que ce sont encore une fois les classes moyennes et les foyers les moins aisés qui seront là pour mettre la main dans une poche qui s’en retrouve de plus en plus vide.

Au final voilà encore une belle preuve d’amateurisme qui conduit inévitablement à un appauvrissement supplémentaire des classes moyennes sous couvert de mesures boboïsantes qui feront sans doute plaisir à nos écolos du dimanche plus aisés.