Les agriculteurs de l’Eure en ont assez des promesses non tenues.

Aujourd’hui, 18 Décembre, les agriculteurs de l’Eure mais aussi de la Manche et de la Seine-Maritimes manifestent leur mécontentement face aux promesses non tenues par l’équipe gouvernementale d’Emmanuel Macron.

On peut ainsi lire dans l’Impartial:
« Le ras-le-bol est persistant chez les agriculteurs et ça depuis de nombreuses années », jure Sébastien Amand. Le président de la FRSEA dans la Manche n’est pas tendre avec le gouvernement : « Nous aimerions vraiment savoir à quoi jouent Emmanuel Macron et Édouard Philippe qui veulent faire la part belle à Nicolas Hulot et remettent donc en question ce que le candidat Macron avait pourtant promis ». 

Dans un communiqué commun, les agriculteurs expliquent les trois raisons principales de leur colère : 

  • alors qu’il annonçait vouloir renforcer la compétitivité de l’agriculture française, le gouvernement supprime la réduction de charges sociales de sept points décidée par le gouvernement précédent ;
  • alors qu’il disait vouloir mettre fin aux sur-transpositions dans le droit français des directives européennes, le président annonce vouloir retirer l’autorisation du glyphosate au bout de trois ans, contre la décision européenne de cinq ans ;
  • alors qu’il promettait de protéger l’agriculture français des distorsions du concurrence, il laisse s’appliquer un accord de libre-échange avec le Canada qui utilise 46 substances interdites en France dans la production agricole. De la même manière, il laisse la commission européenne négocier un accord du même type et encore plus dévastateur avec les pays du Mercosur (Amérique Du Sud).

Selon le président de la FRSEA, les élus de Normandie sont déconnectés du terrain « avec leurs postes stratégiques aujourd’hui ». Sébastien Amand espère : 

Que ces élus qui sont issus du terrain entendront nos demandes. Ils étaient auparavant proches du terrain, connaissaient nos problématiques, ils ne peuvent pas faire comme s’ils ne connaissaient pas les difficultés sur leur territoire.

Et de conclure, presque menaçant : « Il faut qu’ils soient conscients que si nos chemins ne se croisent pas à Matignon, nous retrouverons un jour ces élus de territoire, dont nous attendons des réponses rapides. »

 

Le Front National s’est toujours montré en faveur de la ruralité sans jamais être déconnecté du terrain. C’est ainsi que contre tous, au parlement européen, le Front National a voté contre les traités de libre échange avec le Canada (CETA) et l’Amérique latine (ZLÉA).

Pragmatique, nous considérons que nos agriculteurs méritent un revenu juste, des charges sociales équilibrées mais aussi la considération et la protection de l’état.

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