Paris-Normandie: Le FN rebat ses cartes

Le Front national revoit son plan de bataille : une candidate s’en va, une autre se lance, un change de circonscription.

On efface tout (ou presque) et on recommence. Hier soir, au siège eurois du Front national à Évreux, le parti de Marine Le Pen a rebattu les cartes en vue des législatives. Les candidatures ont été quelque peu chamboulées dans la 3e et la 4e circonscription.
Dans la 3e circonscription, ce n’est plus Alexandra Piel (assistante de direction âgée de 42 ans, conseillère régionale) qui est candidate mais Timothée Houssin, le secrétaire départemental du FN, qui était d’abord annoncé dans la 4e circonscription, un territoire jugé difficile puisque marqué à gauche.

Accord annulé avec Debout la France

Les choses ont changé depuis. « Alexandra Piel est l’assistante personnelle de Nicolas Bay (le secrétaire national du FN, candidat dans la 6e circonscription de Seine-Maritime, Ndlr), elle a un rôle dans l’organigramme national et elle préfère se réserver pour cette activité permanente. Cela s’est fait en accord avec elle », précise Timothée Houssin. À cette défection s’ajoute un autre élément survenu depuis la présidentielle. Dans la 3e circonscription, « il était envisagé que ce soit un candidat Debout la France, qui serait soutenu par le FN, explique Timothée Houssin. Mais les accords avec Dupont-Aignan ont été annulés dimanche. » Le jeune patron (28 ans) du FN dans l’Eure, élu en Seine-Maritime, va donc tenter sa chance dans la 3e circonscription, « où j’étais candidat aux départementales. »
Doris Perreaux (53 ans, ancienne chef d’entreprise, conseillère municipale à Pont-de-l’Arche) qui devait être la suppléante de Timothée Houssin, sera donc titulaire dans la 4e circonscription.
La 1re circonscription n’était pas encore attribuée. C’est finalement Fabienne Delacour (57 ans, Les Andelys, conseillère régionale) qui est investie. Elle aura pour suppléant Jean-Pierre Laurin (66 ans, conseiller municipal d’opposition à Saint-Marcel). Ils auront face à eux le nouveau ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.
Pas d’autres changements en vue pour les deux autres candidats : Emmanuel Camoin (conseiller régional, municipal et communautaire d’Évreux, âgé de 57 ans) reste dans la 2e circonscription et Vincent Taillieu (conseiller municipal des Andelys, entrepreneur dans le Bâtiment, âgé de 41 ans) dans la 5e circonscription.
Fort de ses 45, 5 % dans l’Eure au second tour de la présidentielle, le FN part confiant. « Nous pouvons gagner dans l’ensemble des circonscriptions », assure Timothée Houssin

Après le score historique de Marine Le Pen dans l’Eure, le FN est la seule opposition.

Communiqué de Timothée Houssin, Secrétaire départemental de l’Eure, Conseiller régional de Normandie

Avec 45,6% soit plus de  133 000 voix, Marine Le Pen a réalisé Dimanche dans l’Eure un résultat historique qui marque la progression continue du Front National dans le département.

En gagnant 35 000 voix entre les 2 tours, le Front National a montré sa capacité à rassembler les électeurs patriotes de tous horizons. La ruralité, abandonnée des politiques publiques depuis 30 ans a particulièrement sollicité la candidature de Marine Le Pen qui dépasse les 60% des suffrages dans de nombreux villages.

Le Front National 27 remercie l’ensemble des électeurs Eurois qui ont fait le choix de la France en votant pour Marine Le Pen dimanche.

A l’issue de ce scrutin, plusieurs leaders de la droite Euroise (Le Maire, Priollaud…) ont déjà annoncé soutenir la nouvelle majorité et le Front National est dorénavant la seule opposition aux projets de Macron.

Les excellents résultats obtenus dans le département rendent possible la victoire des candidats patriotes dans les 5 circonscriptions.

Aujourd’hui, une nouvelle campagne commence pour le Front National de l’Eure pour plus que jamais, défendre la France !

Eure : le FN présente quatre candidats de ses cinq aux législatives

Politique. Quatre des cinq candidats frontistes aux élections législatives dans l’Eure ont été présentés hier à Évreux. Le parti de Marine Le Pen n’a pas encore décidé qui affrontera Bruno Le Maire (LR).

Objectif : la présidentielle ! Hier au siège eurois du Front national à Évreux, le secrétaire départemental du FN, Timothée Houssin, a présenté les candidats aux législatives qui briguent un siège à l’Assemblée nationale les 11 et 18 juin. Mais c’est d’abord l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République qui anime les élus frontistes en lice dans quatre des cinq circonscriptions de l’Eure.

La 1re « réservée »

Surprise hier : le FN n’a pas dévoilé le nom du candidat (ou de la candidate) qui tentera de ravir le siège du député sortant Bruno Le Maire (LR) dans la 1re circonscription. « Il y a plusieurs candidats à la candidature, cette circonscription est réservée », explique Timothée Houssin. Le nom de Fabienne Delacour (Les Andelys), conseillère régionale, n’a finalement pas été confirmé, de même que celui du député européen et responsable national du FN Nicolas Bay.

Le FN décidera-t-il de mettre un poids lourd face à l’ancien ministre de l’Agriculture, candidat largement défait à la primaire de la droite et désormais très isolé au plan national ? Suspense…

Camoin dans la 2e

Emmanuel Camoin défendra une fois encore les couleurs frontistes dans la 2e circonscription. Conseiller régional, municipal et communautaire d’Évreux, âgé de 58 ans, ce directeur de société annonce qu’il lâchera son mandat au conseil municipal s’il est élu député en juin puisque touché par le cumul des mandats.

Piel dans la 3e

Parmi les « patriotes et ambassadeurs de Marine Le Pen qui vont sur le terrain contribuer à la faire gagner », comme Timothée Houssin définit les candidats, le FN mise sur Alexandra Piel dans la 3e circonscription. Assistante de direction âgée de 42 ans, cette conseillère régionale aura un coup à jouer dans une circonscription où la droite et le centre partent divisée depuis que le président UDI de la Région Hervé Morin a rendu son fauteuil de député.

Houssin dans la 4e

Le secrétaire départemental du FN Timothée Houssin, permanent politique du parti, se lance dans la 4e circonscription. Lui aussi conseiller régional, le jeune homme (28 ans) aura fort à faire dans cette circonscription marquée à gauche incarnée depuis des décennies par le député PS François Loncle, qui ne se représente pas.

Taillieu dans la 5e

Enfin, dans la 5e, « la meilleure en termes de résultats électoraux ces dernières années », c’est Vincent Taillieu qui aura pour mission de réaliser le grand chelem que compte bien réaliser le FN.

Gérant d’entreprise, ingénieur âgé de 41 et père de cinq enfants, le parti Bleu Marine fonde ses principaux espoirs sur ce conseiller municipal des Andelys, secteur où le FN joue des coudes avec les LR.

Guillaume LEJEUNE

Paris Normandie: Le FN de l’Eure fait le point sur les législatives et la présidentielle

Politique. À l’occasion d’une conférence de presse, les militants du FN ont fait le point sur les campagnes présidentielle et législatives dans l’Eure.

D’emblée, le ton est donné : « Notre candidate sera élue présidente de la République », annonce Jean-Lin Lacapelle, vice-président du groupe Front national à la Région Île-de-France et secrétaire national en charge des fédérations et de l’implantation. Il assistait à la conférence de presse donnée à Évreux par la section euroise. Emmanuel Camoin, conseiller municipal d’opposition dans la capitale de l’Eure, et Christophe Delacour, conseiller municipal des Andelys, étaient également présents.

« Notre point fort est que l’ensemble de nos candidats aux législatives organisent l’ensemble de la campagne. Nous sommes présents sur les marchés, à Conche-en-Ouche mais aussi à Évreux tout le long de l’année, sans attendre la présidentielle », souligne Christophe Delacour.

Les candidats et les militants frontistes s’appuient sur « la ruralité du département. Les gens en ont assez des problèmes de violence dans certains quartiers ».

« Nous débrouiller avec les militants »

En ce qui concerne les législatives, le parti fait le choix de ne pas dévoiler le nom des candidats avant mi-mars. Et si la campagne ne rencontrera pas de problèmes budgétaires, il n’en est pas de même pour la présidentielle : « Rien n’est encore bouclé. Sans subventions, nous devons nous débrouiller avec les militants mais nous avons des pistes », glisse Jean-Lin Lacapelle.

Sur la question du financement des kits de campagne, le sujet est rapidement balayé : « Je ne vois pas ce qu’il y a d’illégal. Nous n’avons pas volé l’État. C’est une procédure qui est dans une impasse », assure Jean-Lin Lacapelle.